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par Lupus (BeF), le 28/03/2010
SDRIF et Grand Pari(s) : 40 ans d’aménagement francilien en débat(s)
Episode 2 : Le SDAURIF et le maintien des équilibres
L’article qui suit est une adaptation d’un mémoire de fin d’études en urbanisme et transports, intitulé « Accrocher le Bassin Parisien au Polycentrisme Francilien, Le cas du Faisceau Nord », et réalisé en septembre 2009 .
Ce mémoire avait pour objet l’amélioration des liaisons ferroviaires entre la Picardie et l’Ile de France. Il contenait des informations peu diffusables et des travaux appartenant à des entreprises de droit privé.
Sont visibles ici les parties portant sur les grandes étapes de l’aménagement moderne de l’Ile de France et sur le débat actuel autour de l’aménagement de la région.
Avant-propos
Après 40 ans de planification urbaine menée par les services de l’Etat, l’aménagement actuel de la région Ile-de-France fait aujourd’hui l’objet d’un lourd débat. Le SDRIF de 1994, toujours en vigueur, est remis en cause par la Région, qui a repris des mains de l’état les manettes de la planification. La révision du SDRIF, lancée en 2004, a fait l’objet d’une large consultation, et a abouti en 2007 sur un projet de nouveau SDRIF.
L’Etat, souhaitant défendre ses intérêts et sa vision de l’aménagement francilien, a lancé sa propre consultation en 2007, et prépare en ce moment ses propres mesures d’aménagement.
L’objet de cet article n’est pas de traiter ce débat sous l’angle des querelles politiques, pourtant prégnantes, mais plutôt d’en exposer les grandes lignes d’opposition, afin de faire émerger une vision structurée et lisible de ses enjeux pour l’aménagement de la région parisienne. Nous n’aborderons pas ou peu la gouvernance et les querelles partisane, pour préférer aborder les notions de polycentrismeS, de radioconcentrismeS, d’accessibilitéS, de mixitéS et de mobilitéS.
Le premier épisode traitait du SDAURP de 1965. Le retour sur les grands schémas d’aménagement de ces 40 dernières années continue ici avec le SDAURIF de 1975, avant que ne soit abordé dans l’épisode suivant le SDRIF de 1994. Ensuite, le quatrième épisode proposera une synthèse des projets des équipes pluridisciplinaires de la consultation du Grand Pari(S) et une analyse des grandes alternatives qui les partagent. Enfin, dans un cinquième et dernier épisode, nous étudierons l’opposition actuelle entre le projet gouvernemental et le projet régional à la lumière des schémas passés et des alternatives actuelles...
Classé dans : Aménagement
par Lupus (BeF), le 19/03/2010
SDRIF et Grand Pari(s) : 40 ans d’aménagement francilien en débat(s)
Épisode 1/5 : Le SDAURP de 1965
L’article qui suit est une adaptation d’un mémoire de fin d’études en urbanisme et transports, intitulé « Accrocher le Bassin Parisien au Polycentrisme Francilien, Le cas du Faisceau Nord », et réalisé en septembre 2009 .
Ce mémoire avait pour objet l’amélioration des liaisons ferroviaires entre la Picardie et l’Ile de France. Il contenait des informations peu diffusables et des travaux appartenant à des entreprises de droit privé.
Sont visibles ici les parties portant sur les grandes étapes de l’aménagement moderne de l’Ile de France et sur le débat actuel autour de l’aménagement de la région.
Avant-propos
Après 40 ans de planification urbaine menée par les services de l’Etat, l’aménagement actuel de la région Ile-de-France fait aujourd’hui l’objet d’un lourd débat. Le SDRIF de 1994, toujours en vigueur, est remis en cause par la Région, qui a repris des mains de l’état les manettes de la planification. La révision du SDRIF, lancée en 2004, a fait l’objet d’une large consultation, et a abouti en 2007 sur un projet de nouveau SDRIF.
L’Etat, souhaitant défendre ses intérêts et sa vision de l’aménagement francilien, a lancé sa propre consultation en 2007, et prépare en ce moment ses propres mesures d’aménagement.
L’objet de cet article n’est pas de traiter ce débat sous l’angle des querelles politiques, pourtant prégnantes, mais plutôt d’en exposer les grandes lignes d’opposition, afin de faire émerger une vision structurée et lisible de ses enjeux pour l’aménagement de la région parisienne. Nous n’aborderons pas ou peu la gouvernance et les querelles partisanes, pour préférer aborder les notions de polycentrismeS, de radioconcentrismeS, d’accessibilitéS, de mixitéS et de mobilitéS.
Les trois premiers épisodes traiteront des trois schémas d’aménagement régional qui ont vu le jour ces 40 dernières années. Le quatrième épisode proposera une synthèse des projets des équipes pluridisciplinaires de la consultation du Grand Pari(S) et une analyse des grandes alternatives qui les partagent. Enfin, dans un cinquième et dernier épisode, nous étudierons l’opposition actuelle entre le projet gouvernemental et le projet régional à la lumière des schémas passés et des alternatives actuelles...
Classé dans : Aménagement
par MyNight, le 09/08/2009
Il est souvent dit que Paris est une ville-musée, sous-entendu qu'une balade dans Paris vaut une bonne machine à remonter le temps et que la ville, figée dans les siècles, peine à franchir le pas de la contemporanéité. Souvent, on compare Paris à Londres, à New York, à Shanghai ou à Berlin, et on considère que Paris n'ose guère se reconstruire sur elle-même et afficher, avec un rien d'arrogance, les signaux urbains de sa modernité.
Pour autant, beaucoup plus que Paris, c'est Rome qui semble véritablement montrer ce qu'est une ville-musée. Et ceci est bien paradoxal. En effet, plus qu'une simple capitale administrative, Rome a été des siècles durant la capitale de tout le monde connu. C'était, dans l'antiquité, le modèle de la ville-monde par excellence, on l'appelait d'ailleurs "Urbs" ou encore "Caput Mundi", "Capitale du Monde". De l'antiquité à nos jours, Rome montre toujours 3000 ans d'histoire urbaine ; dans peu d'autres villes on peut voir avec tant d'évidence les stratifications de la ville sur elle-même.
Ainsi, caractériser une véritable ville-musée semble se confondre avec la lecture des strates de la ville. Et nous allons voir que si cette acception caractérise Rome avec force, elle définit difficilement une ville comme Paris.
Rome depuis le Pincio, vue vers le sud-ouest
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